Le Furoncle
Quelques photos noir et blanc de vagues vierges du fameux spot d’ Anglet; Le Furoncle!
Le spot se fait discret depuis quelques années. Il marche que lors de gros swells orientés ouest avec une forte marée basse…
Cette gauche est certainement l’ une des vagues les plus dangereuses du sud-ouest avec Vanthrax. C’est aussi, sans doute le spot le plus pollué, parfois les sessions ici se font dans une eau boueuse remplie de déchets en tout genre à cause de l’ Adour.
Le take-off s’effectue devant une digue et la dernière section tubulaire meurt devant une autre vieille digue en partie effondrée par l’érosion des vagues. L’Adour s’engouffre dans la vague et provoque des tubes sombres, larges et puissants…
Les images :
Déambulation à Tokyo
Retour en photo sur un week end passé dans la métropole Japonaise. Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, Tokyo ne laisse certainement pas indifférent ; du quartier historique d’Asakusa aux rues modernes et déjantées d’ Harajuku, cette cité ne cesse d’hypnotiser ses visiteurs. Chaque ruelle montre une touche reliant l’historique et la néo culture urbaine japonaise. Mes 48 heures passées dans cette ville électrique m’on permis de découvrir seulement une petite partie de son étendue et de sa diversité. Voici quelques images…
Pachinko / Sega world
Asakusa, l’ancien Tokyo

Du neuf et du vieux

Quelques personnages

Avant l’orage

Akihabara
Shibuya

Tokyoite
Certains restaurants offrent très peu de places, la commande se fait dehors!
Akihabara
Station
Akihabara

Maison traditionnelle
Nicolas « Ponicoto » Marianelli Interview
Petite entrevue avec ce méditerranéen d’origine venu se poser à Anglet il y a quelques années. Sa passion subite pour la glisse lui a fait quitter sa « Planète Marseille » natale pour un nouveau départ de l’autre coté des Pyrénées. Au travers de mon appareil photo, lors de houles solides sur la côte basque, j’ai vite aperçu ce gentil fou furieux repousser ses limites à chaque session… en quelque sorte, il était motivé et passionné comme un ado découvrant le bodyboard, et perfectionniste, méthodique comme un footballeur de haut niveau…J’aimerai vous faire partager le parcours original et la passion de cet ami !

- Présentation :
Je m’appelle Nicolas Marianelli, j’ai eu 29 ans depuis le 1er janvier et j’habite Anglet depuis 2004.
-Ta découverte du bodyboard :
J’ai découvert le bodyboard en 2003 au cours de mon année de BTS passée à Salon de Provence (13) car des gars de ma section surfaient. Au cours de cette formidable année, j’ai bénéficié de nombreux créneaux pour me rendre sur la côte bleue et gouter aux premières sensations du « riding » : de bons « tout droit » qui m’ont immédiatement saisi le cœur ! Je me souviens que l’année de mes débuts a été correcte en fréquence de vague. D’ailleurs chaque mercredi qui était normalement consacré à bosser ses actions commerciales en entreprise, je me rendais sur la côte pour surfer la moindre petite ondulation ! Une véritable découverte, quelque chose de complètement étonnant, si différent du foot, sport que je pratiquais depuis mon enfance ! De là, je me suis mis deux objectifs à atteindre : d’une part, arriver à glisser sur le côté de la vague (rire) et d’autre part obtenir ce fichu diplôme pour m’installer au Pays Basque et m’épanouir pleinement avec cette nouvelle dope : le bodyboard !

Dans Les Landes

L’ une des premières sessions au Furoncle
-Tu n’as pas trop attendu et hésité pour venir t’installer sur la Côte Basque, comment s’est passé ton intégration dans cette région forte en tradition et dite de caractère?
Je ne me suis pas posé de question en effet et j’ai pris une décision difficile en laissant ma famille et mes potes de toujours. Ma mère n’avait pas saisi l’ampleur du bodyboard qui s’était immiscé dans ma vie et c’est le jour de mon déménagement qu’elle a vraiment matérialisé mon départ… Parfois, il est nécessaire d’être égoïste et de penser à soi pour ne rien regretter avec le temps. Lorsque je me suis installé en Euskadi, j’ai atterri comme beaucoup de monde au Petit Bayonne. Sans travail. Je me souviens que cette étape a été difficile à franchir. En effet, trouver un logement ici, sans aucune ressource financière à garantir au propriétaire et ne pas être sur place pour « négocier » était donné comme mission impossible. Mais mon côté opportuniste a changé la donne…
Les deux premiers mois je n’ai entamé aucune recherche d’emploi : je vivotais sur mes économies. Je profitais au maximum de ces journées libres pour surfer de l’aube au crépuscule, comme le font les ados en vacances ici. Rapidement, j’ai apprécié les vagues de la Chambre d’Amour. En plus, le fait que des gars super motivés y surfaient a consolidé mon coup de cœur pour cet endroit.
En ce qui concerne l’intégration ici, et notamment au line up à Anglet, je peux aujourd’hui avouer que cela aura été sans nul doute l’étape la plus compliquée de mon aventure. C’est simple : durant les deux premières années je n’ai pas pris une seule vague de potable ! Je laissais les bombes aux locaux qui se chargeaient de bien les exploiter, eux ! (rire). Cependant, j’éprouvais autant de plaisir à les mater envoyer de gros moves qu’à rider. Je n’ai donc ressenti aucune frustration. J’ai beaucoup appris en regardant surfer des gars comme Pierre Bergeras, Yvon Martinez, Stéphane Suarez ou encore Thomas Goyenetche. D’ailleurs, il ne faut pas que les nouveaux arrivants se leurrent : avoir le privilège de surfer la plage du Club à Anglet nécessite quelques concessions. Mais comme partout, la base d’une intégration réussie réside dans respect accordé aux locaux en l’occurrence aux basques.
Aujourd’hui, j’ai toujours autant d’admiration pour ces bodyboarders talentueux et certains d’entre eux sont même devenus de véritables amis !

Mise à l’ eau au Furoncle avec Stef Suarez

Corse, Portugal
-Ton engagement rapide pour de solides conditions en a impressionné plus d’un, notamment en se retrouvant dans un furoncle démesuré lors de ton premier hiver à anglet …dans quel état d’esprit étais-tu ?
Pour être honnête, lorsque les premiers gros swells ont heurté la Côte Basque, je pensais qu’il était temps pour chacun d’entre nous de relever le défi imposé par le maître des lieux : l’Océan. Sur ce point là, j’ai souvent fait le rapprochement avec le football. Pour moi, c’est un peu comme jouer contre une équipe de quartiers chauds de chez moi : c’est une épreuve délicate qui fait partie de la discipline. Mais si la victoire est bout : la satisfaction en est décuplée ! Je n’ai jamais fait partie de ceux qui ne se rendaient pas à l’entraînement le vendredi soir parce qu’on jouait Felix Piat le dimanche…. Mais l’élément perturbateur (rire) aura été d’avoir sympathisé avec un dénommé Stéphane Suarez qui reste à mes yeux l’un des riders les plus engagés sur la scène nationale ! J’ai saisi cette énorme opportunité pour tenter de combler mes lacunes techniques dues à une initiation trop tardive. Rapidement, Stéphane m’a présenté à son cousin boucalais Sébastien Durand, passionné par la photographie, lequel est devenu un de mes meilleurs amis au pays basque. C’est donc le plus simplement du monde, qu’un petit team cosmopolite venait de se constituer, prêt à surfer des « conditions musclées », sans jet ski ni moyen extravagant : uniquement guidés par la force de notre motivation et par le respect de l’Océan. Au cours de cet hiver, je me rappelle qu’une combinaison de plusieurs dépressions s’est localisée au large de l’atlantique. C’était donc l’occasion pour Stéphane de me tester et de me convier ainsi sur son home spot : Furoncle. Lorsque je suis rentré à l’eau, j’ai tout de suite compris que cet endroit était à part… La couleur de l’eau, les digues et ses rocks éboulés, le courant de l’Adour, les cargos qui vous frôlent et surtout un Océan terriblement puissant qui vous démontre toute l’étendue de sa force en vous renvoyant froidement au rang de « modique débris flottant » ! Je parlerai des heures de ce spot qui demeure inutile pour la majorité des bodyboarders, mais qui est à considérer je pense. A mon avis, c’est important aussi de chercher ses propres limites en bodyboard : il y a donc un intérêt légitime que de se mesurer à cette vague. Pour revenir à la session, je me souviens m’être fait prendre par le courant et me retrouver outside La Barre avec des sets à plus de 4 mètres qui se fracassaient contre la digue des Cavaliers. J’étais seul face aux éléments. Par chance une vague a décalé et je pense avoir fait le « tout droit » le plus jouissif de mon existence !

Le Club, Anglet
-Ta vision du bodyboard :
Personnellement, je trouve que Pierre Louis Costes résume à lui seul la vision que je me suis faite du bodyboard. Chaque discipline a son lot de surdoués qui ne manquent pas d’amener un certain « plus » à leurs sports. Pierre Louis est un peu ce que Zidane est au football : c’est un athlète qui est en train d’emmener notre discipline vers le haut. Mais ce que j’apprécie en Pierre Louis c’est qu’il semble être une personne très perfectionniste et très humble : qualités qui caractérisent tous les sportifs de haut niveau. Et puis, comme tous les grands champions de ce monde, Pierre Louis semble s’inspirer du symbole olympien : « plus haut, plus loin, plus fort » si propre à notre passion !

Lafitenia
-Ta meilleure session :
Le jour de mon anniversaire : le 1er janvier 2010. Alors que j’étais chez ma famille pour les fêtes de fin d’année, j’ai eu la chance de surfer une excellente houle en Méditerranée. Ce fut l’occasion de retrouver les riders saussettois (13) et de partager en leur compagnie une session mémorable. Une ambiance extra, des vagues magnifiques et des bodyboarders au top techniquement !
A ce sujet là, je reste toujours impressionné par le niveau des Med et bons nombre de gars par ici devraient s’inspirer de leur motivation pour parvenir à les égaler…
-La pire :
Cette semaine, ou je me suis collé un surf de 25 min par – 2 degrés avec un courant de taré qui me tirait au large. Je n’ai pas pris de vague et je suis ressorti congelé !

Landes
-Tes trips :
A ce jour, mon meilleur trip aura été d’aller surfer au Portugal avec les jeunes du club et toi-même. Deux semaines de full offshore, avec des vagues dingues, le tout entre potes… Qui n’en rêverait pas ?
Je suis allé par deux fois en Corse où je me suis rendu compte que les reefs étaient plus adaptés à la pratique du bodyboard…
-Tu pars bientôt pour Hawaï chez le photographe Gareth Sheehan, comment appréhendes-tu cette destination? Tes objectifs là-bas…
Jusqu’à présent la phobie de l’avion m’a empêché de voyager. C’est quelque chose de relativement déplorable et navrant pour le commun des bodyboarders… Par exemple, je préfère me taper 7h de route pour aller voir ma famille plutôt que d’emprunter la ligne low cost Biarritz – Marseille qui propose des vols pour 40 euros et d’une durée de ralliement de moins d’1heure…Mais dernièrement, je me suis laissé convaincre par Gareth, mon ami néo-zélandais qui vit à Honolulu. Il m’a proposé un hébergement sur place. Le budget je l’ai, la disponibilité aussi… Alors je me suis posé les bonnes questions. J’ai entamé une longue réflexion réaliste sur le sujet. Au final, je n’ai pas laissé passer cette occasion qui m’était offerte. Une fois de plus, je ne veux rien regretter par la suite. Après, comme tous riders anonyme, j’ai beaucoup d’aprioris sur Hawaii mais je pense qu’il ne faut pas résumer Honolulu à Pipeline. Bien entendu, mon objectif sera de m’attarder au line up de ce peak divin sans me faire de grandes illusions néanmoins. Mais Gareth m’a parlé d’une multitude de spots qui bordent l’île et, accompagné de ses amis hawaiiens, j’aurai peut être le droits d’accès à ces derniers. Et puis, comme je pars hors saison, c’est-à-dire durant le mois de mars, il se dit que les tensions se seront quelque peu apaisées…
-Tes projets pour 2010 :
En 2010 je souhaiterai par dessus tout trouver une aide matérielle. Sur ce sujet là, je tiens à remercier la marque de vêtement Waïnot qui m’a proposé un partenariat. Je suis heureux de pouvoir contribuer au développement de cette jeune marque, avec toute l’humilité que cela comporte. J’attache beaucoup de valeur à Waïnot car nous avons beaucoup de points communs : c’est une marque dynamique, motivée et impliquée à 100% dans le bodyboard. N’hésitez pas à vous rendre sur le site à cette adresse : vous serez surpris de pouvoir créer vos propres fringues ! http://wainot-shop.com
Avec Stef Suarez au Furoncle
-Toi dans 10 ans…
La récente performance de Mike Stewart sur le tour professionnel cette année a démontré et prouvé à tous les jeunes que la qualité de la glisse ne se résumait pas seulement aux jambes croisées/décroisées. Le fait que Mike était proche d’un énième titre mondial, du haut de ses 47 ans prouve ainsi au monde de la glisse que le bodyboard peut se pratiquer de façon sérieuse dès lors que le physique suit. Je pense qu’une bonne hygiène de vie reste primordiale pour surfer encore et encore ! Du coup, pour répondre à ta question, dans 10 ans je me vois exactement comme aujourd’hui, en train d’envoyer des inverts suicidaires dans les doublons closiers : tu sais, ceux qui te font marrer depuis la plage !

Le Niaye
-Pour finir, les riders qui t’inspirent :
Je dois t’avouer que j’aime m’inspirer des riders que je côtoie. Yvon Martinez bien entendu qui m’a scotché depuis mes tout débuts et qui continue à déchirer encore et encore. Pierre Bergeras aussi, qui quoi qu’on dise, fait parti des rider les plus stylés d’Euskadi. Il y a aussi les frangins corses ORTOLI qui sont complètement débiles sur leurs reefs ! Mais le gars pour qui j’ai le plus d’inspiration c’est incontestablement Jonathan Jay. Ce mec est un incroyable surdoué et le pire c’est que je pense qu’il ne le sait pas ! Parfois même, je me demande s’il n’a pas du sang marseillais tant sa motivation est proche des riders de Med. Onshore, pluvieux, glacé, venté : avec lui, je m’attends toujours à recevoir un SMS me demandant de le rejoindre pour surfer !
# Photos portraits: http://garethsheehan.com Merci Gareth!
Nouvelle version … nouvelle destination
Après une longue période d’inactivité sur mon site www.bastienphoto.com, je reviens vers vous avec une version différente, plus légère, plus accès blog. J’avoue que cela facilitera mes mises à jour, j’espère bien plus fréquentes.
Je suis actuellement au Japon sur la côte ouest, la saison des typhons et ses belles houles est finie depuis novembre, l’heure est aux tempêtes de neige, au vent glacial provoqués par de multiples fronts froids venant de Russie…Pour être clair, le surf, on oublie !
Cependant, en attendant de nouveaux swells ou une nouvelle destination, je vais essayer de vous faire partager régulièrement, grâce à quelques clichés, ce pays si atypique qu’est le Japon.
Bonne visite et bonne année!

Toyama









